Scott Bessent sous le feu des critiques : conflits d’intérêts et crypto au cœur des débats politiques
Une audition tendue au Congrès
Scott Bessent, secrétaire au Trésor des États-Unis, s’est retrouvé sous pression lors d’une audition récente devant le Congrès. Plusieurs élus ont pointé du doigt de possibles conflits d’intérêts liés à l’écosystème crypto et à des projets associés à l’entourage présidentiel. Le ton est vite monté. Les questions ont fusé. L’objectif était clair : obtenir des réponses sur l’impartialité du Trésor face à des intérêts privés sensibles.
Au centre des débats figure World Liberty Financial (WLF), un projet crypto lié à la famille Trump. Des révélations de presse ont évoqué l’entrée d’investisseurs étrangers au capital de cette structure, alimentant les soupçons d’ingérence et de mélange des genres.
Le rôle controversé d’investisseurs étrangers
Le représentant démocrate Gregory Meeks a mené l’attaque. Il a affirmé qu’un fonds d’investissement soutenu par le cheikh émirati Tahnoon bin Zayed Al Nahyan aurait acquis près de 49 % de WLF pour environ 500 millions de dollars. Cette opération serait intervenue juste avant l’investiture présidentielle.
Pour Meeks, la situation pose un problème éthique majeur. Il a demandé la suspension immédiate de toute demande de licence bancaire déposée par WLF auprès de l’Office of the Comptroller of the Currency. Selon lui, une enquête approfondie doit précéder toute décision réglementaire. Il a même accusé Scott Bessent de protéger les intérêts de l’exécutif.
La défense de Scott Bessent
Face aux critiques, Scott Bessent a tenté de calmer le jeu. Il a rappelé les limites strictes de son pouvoir. Le Trésor, selon lui, ne peut ni soutenir artificiellement le Bitcoin ni forcer les institutions financières à investir dans des actifs numériques. Il a également rejeté toute implication directe dans des projets crypto privés.
Bessent a aussi clarifié la position officielle sur la réserve stratégique de Bitcoin des États-Unis. Cette réserve se compose uniquement de BTC saisis dans le cadre de procédures judiciaires. L’administration actuelle a choisi de conserver ces actifs plutôt que de les vendre immédiatement.
Une polémique qui dépasse le cadre de la crypto
Les critiques ne s’arrêtent pas à cette audition. Plusieurs observateurs reprochent également à Scott Bessent d’avoir tardé à se séparer de certains actifs financiers après sa nomination. Ces retards alimentent les doutes sur son indépendance réelle face aux marchés qu’il supervise.
Dans un contexte où la crypto gagne du poids dans les débats politiques américains, chaque décision devient scrutée. Les liens entre pouvoir politique, finance traditionnelle et actifs numériques inquiètent une partie du Congrès comme de l’opinion publique.
