Économie américaine : résilience malgré la pression des droits de douane

L’économie des États-Unis affiche une résilience notable début 2026, même si elle est confrontée à des défis croissants liés à la politique commerciale et à l’impact des droits de douane. Selon le dernier Beige Book de la Réserve fédérale publié en janvier, l’activité s’est améliorée dans huit des douze districts américains, signe d’une dynamique économique plus solide qu’attendu malgré les pressions inflationnistes et les coûts d’importation.

Cette amélioration est en grande partie tirée par la consommation haut de gamme — secteurs du luxe, tourisme et voyages — qui a compensé des segments plus fragiles comme l’immobilier résidentiel et les ventes automobiles. Dans plusieurs régions, l’industrie manufacturière reste hétérogène, reflétant un contexte mondial incertain.

Un des éléments clés du rapport de la Fed est l’impact des droits de douane supplémentaires imposés ces derniers mois. Ces tarifs, mis en place dans le cadre d’une stratégie protectionniste, pèsent sur les coûts des entreprises, qui commencent progressivement à répercuter ces hausses sur les consommateurs afin de préserver leurs marges. Ce phénomène se fait particulièrement sentir dans les secteurs de la restauration et du commerce de détail.

Malgré cette pression extérieure, l’emploi reste stable et les entreprises explorent des pistes comme l’intelligence artificielle pour améliorer la productivité, ce qui laisse entrevoir des transformations structurelles à long terme.

D’autres analyses macroéconomiques internationales convergent vers une image d’une économie américaine qui tient mieux que prévu face aux tarifs, en partie grâce à des ajustements de chaînes d’approvisionnement et des accords commerciaux récents. Par exemple, le Fonds monétaire international note que l’impact des tarifs sur la croissance a été moins sévère que craint, bien que des risques subsistent si les coûts finissent par être transmis aux consommateurs.