Bitcoin et géopolitique : le « trésor de guerre » vénézuélien qui fait vaciller Wall Street
Les récentes secousses géopolitiques autour du Venezuela pourraient bien redéfinir les contours du marché des cryptomonnaies en 2026. L’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération menée par les forces américaines a déclenché non seulement une onde de choc politique, mais aussi un regain d’intérêt pour Bitcoin, au cœur d’une polémique qui mêle puissance économique, actifs numériques et stratégie géopolitique.
Selon plusieurs rapports de renseignement, le gouvernement vénézuélien aurait accumulé une « réserve fantôme » de Bitcoin estimée entre 600 000 et 660 000 BTC, soit une valeur comprise entre 60 et 67 milliards de dollars, en utilisant des mécanismes variés comme la conversion de ventes d’or en BTC, des paiements pétroliers en USDT puis en Bitcoin, ainsi que des activités minières étatiques. Une quantité qui ferait du Venezuela l’un des plus gros détenteurs de BTC au monde si elle est confirmée.
Cette révélation intervient alors que le marché financier global reste attentif aux conséquences potentielles de cette accumulation. Les spéculations vont bon train sur la manière dont ces avoirs pourraient être utilisés ou réaffectés dans un éventuel scénario post-Maduro. Pour certains analystes, l’administration américaine pourrait envisager d’intégrer ces réserves à ses propres avoirs numériques, créant ainsi une forme de « réserve stratégique » de Bitcoin.
Du côté des marchés, ces développements ont coïncidé avec une hausse du prix du Bitcoin, franchissant temporairement des niveaux inédits depuis plusieurs semaines, porté par l’optimisme des investisseurs et le rôle perçu du BTC comme actif de refuge face à l’instabilité mondiale.
